Des projets en faveur des zones humides

SOMMAIRE

 

  

 

Restauration des lacs jurassiens

 

Le lac de Viremont

 

L’ENS du lac et marais de Viremont à Valzin en Petite Montagne, a été diagnostiqué en mauvais état de conservation, et un risque de perte de son intérêt écologique a été identifié. Un projet de restauration est actuellement porté par le Conseil departemental du Jura en partenariat avec la commune Valzin en Petite Montagne et la Communauté de communes Terrre d'Emeraude.

 Ce projet de restauration hydro-écologique s’inscrit dans le programme de gestion globale et concertée de l’eau du bassin versant de la Valouse et de ses affluents.

Les enjeux :

Parmi les espèces répertoriées sur le site, trois représentent un enjeu prioritaire :

  • le Glaïeul des marais, espèce menacée et protégée en France, dont la population présente au bord du lac de Viremont constitue la plus grande station au niveau national ;
  • le Mélibée, espèce rare dont seules deux stations sont connues en Petite Montagne ;
  • l’Azuré des mouillères, dont la reproduction sur Gentiane pneumonanthe est avérée sur le site.

Ces trois espèces utilisent le même habitat pour réaliser leur cycle de vie, en particulier leur reproduction : les prairies humides du Molinion (prairies humides oligotrophes).

Au dela de ces espèces rares et menacées, le lac de Viremont alimente indirectement en eau potable 8 hameaux.

Les opérations de restauration :

Ainsi, le projet consiste en la réhabilitation du fonctionnement lacustre originel du lac de Viremont par le biais de plusieurs opérations :

  • Rehausser le niveau d’eau d’étiage du plan d’eau
  • Combler le réseau de fossés/drains
  • Enlever la végétation indésirable (broyage et suppression des ligneux).
  • Restaurer les méandres des affluents du lac (ruisseau de DANFIA non compris)
  • Positionner un bouchon d'argile étanche à l’amont immédiat des pertes karstiques.
  • Supprimer les ouvrages sans usage

 

Localisations des opérations

carte des travaux Viremont

 

Les objectifs de la restauration :

 

L’objectif est de retrouver le fonctionnement hydrodynamique naturel de l’écosystème lacustre et uliginaire (sol très humide, marécageux) associé qui a été, au fil du temps, mis à mal par diverses interventions humaines pour des besoins agricoles aujourd’hui abandonnés. Des travaux de rectification des ruisseaux qui alimentent le lac et des drainages du marais ont notamment été réalisés dans les années 70.

 

Après restauration, la surface du plan d’eau sera augmentée ; les sols des marais seront maintenus humides en permanence afin de permettre à la sphaigne de se développer à nouveau, contribuer à conserver l’ouverture du milieu et stimuler le retour des plantes remarquables de ces milieux. Le lac bénéficiera de rives en pentes douces, favorables au développement des roselières et de frayères. L’augmentation de la capacité de stockage du lac contribuera à assurer un soutien d’étiage et un rôle d’épuration de l’eau évacuée en aval, par les pertes et qui alimente en particulier la source du Valzin. 

 

Accueil du public :


Une première tranche de travaux étant terminé, un projet d'aménagement pour l'accueil du public sur le site est à l'étude. Il est mené par la Communauté de communes de Terre d'Emeraude.

 

logo du CD39

Plus d'informations : 

https://www.jura.fr/2023/03/22/zoom-sur-le-lac-de-viremont/

 

 

Le lac de Chambly

 

Le lac et le marais de Chambly se situent dans la vallée du Hérisson sur la commune de Doucier. Ce site qui recouvre une centaine d’hectares est largement dégradé par les tentatives d’assèchement du marais au XIXème siècle.

 

Les opérations de restauration :

 

Un projet de restauration porté par la FDC 39, qui a d’abord acquis le site entre 2016 et 2018, prévoit le comblement des fossés qui parcourent le marais, le comblement, le reméandrage et la réhausse du lit du Hérisson qui traverse le site, et enfin la réhausse du niveau d’étiage du lac qui a été abaissé avec l’assèchement du marais.

 

Les objectifs de la restauration :

 

Les objectifs sont, en redonnant à l’ensemble du site ses fonctionnalités premières, par le biais d’une renaturation, une augmentation de la quantité d’eau présente, l’amélioration des habitats humides présents en cours de fermeture.

 

Les entités hydro de chambly

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les travaux devraient débuter à l’automne 2023 pour s’achever en 2025.  

 

logo fdc39

 

Plus d'informations :

La lettre d'info n°1

La page Facebook du projet

 

 

Le lac de Bonlieu

 

Le lac de Bonlieu s'étend sur 17 ha. Ce lac est situé sur la commune du même nom.

Également dégradé le lac de Bonlieu est étudié depuis plusieurs années afin de comprendre son fonctionnement et son histoire.

L’actuel projet de restauration, porté par le PNR du Haut Jura, vise la réhabilitation hydrologique et écologique du site, en améliorant le fonctionnement du lac et des zones rivulaires.

 

L’étape d’avant-projet est toujours en cours et prévoit entre autres le reméandrage du lit du cours d’eau qui sort du lac, le Hérisson, la réhausse du niveau du lac et la réouverture des milieux enfichés annexes. 

 

 

Le lac de Narlay

 

A l'initiative de la commune du Frasnois et la société de pêche du lac de Narlay, plusieurs acteurs de l'enviornnement dans le département du Jura se sont réunis afin d'échanger et de partager les informations de chacun sur ce plan d'eau. Il a ainsi été mis en lumière que la bibliographie autour du lac de Narlay est peu fournie.

De ce fait, un stagiaire de Master a été recruté cette année d'avril à septembre 2023 afin de réaliser une synthèse des données existantes ainsi qu'une étude du peuplements de macro-invertébrés aquatiques benthiques lacustres (Indice Biologique Lacustre) avec la Fédération départementale de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques.

Cette dernière va également installée une ligne d'eau (sond qui mesure la hauteur du niveau d'eau du lac)

 

Il est envisagé d'intégrer le lac au réseaux des Espaces Naturels Sensible du Département. 

 

A suivre...

 

 

Restauration des tourbières jurassiennes

 

Le Life Climat Toubière du Jura 2022-2029

 

Les programmes Life sont déployés par l’Union européenne et dédiés à l’accompagnement financier de projets en faveur de l’environnement et du climat pour une durée de 7 ans.

 

Carte d’identité du projet

Il fait suite à 1er programme Life également en faveur des tourbières du massif jurassien 2014 - 2021 qui a permis de réhabiliter 55 tourbières.

  • Objectif principal :

Restaurer et préserver les tourbières pour conserver l’eau mais aussi le carbone dans ces milieux qui en sont riches et ainsi limiter l’impact des tourbières dégradées sur le changement climatique.

En effet les tourbières représentent seulement 3% des terres émergées sur la planète mais contiennent 30% de tout le carbone mondial piégé dans les sols !

  • Objectifs opérationnels :

Ce programme a ciblé 70 tourbières, avec un important volet travaux. Il vise notamment la neutralisation de 36 km de fossés de drainage, la restauration de 18 km de cours d’eau, la réhabilitation de 27 ha d’anciennes zones d’extraction, etc. Des actions de sensibilisation sont également prévues pour différents publics : habitants, élus, scolaires, lycées agricoles…

  • Coordinateur : CEN FC
  • Bénéficiaires : le CEN FC, l’EPAGE HDHL, le PNR HJ, l’EPAGE Doubs Dessoubre et les Amis de la Réserve naturelle du lac de Remoray.
  • Localisation : Massif du Jura : 492 ha de tourbière sont ciblés soit 70 tourbières.
  • Financement : 12,5M€, financé à 60 % par l’UE, 27 % par l’AE RMC et les 13 % entre le Ministère de la Transition écologique, la Région BFC, les Départements du Doubs et du Jura, l’ADEME BFC et les bénéficiaires.

 

Plus d’informations :

 

 

 

 

 


Des Plans de Gestion Stratégique des Zones Humides


Le Plan de gestion stratégique des zones humides est un outil développé par l’Agence de l’Eau et dont l’objectif est de faciliter le passage à l’action en faveur des zones humides (gestion, préservation ou restauration).

« Il [le PGSZH] définit les objectifs de non-dégradation et de restauration des zones humides et de leurs fonctions (expansion des crues, préservation de la qualité des eaux, production de biodiversité). Il planifie la politique de gestion des zones humides pour l’ensemble de son périmètre (gouvernance, maîtrise d’ouvrage, plan d’actions, priorités, échéances, coûts) » (SDAGE Rhône-Méditerranée 2016-2021, OF 6B - Disposition 6B-01)

 

Le but est d’élaborer une stratégie globale à l’échelle d’un bassin versant, mais également de mobiliser les résultats de ce document lors de l’élaboration de document d’urbanisme comme le PLUi. Selon les critères et les objectifs souhaités/définis par le porteur du PGSZH, les milieux humides prioritaires important pour la ressource en eau, la prévention des inondations ou encore qui nécessitent des travaux de restauration sont identifiés et localisés. Autrement dit, il permet d’identifier des zones humides particulières, par exemple celles zones humides jouent un rôle d’expansion des crues ou encore où se situent les zones humides qui nécessitent d’être restaurées.


 

Sur le territoire jurassien 4 PGS ZH sont actuellement en cours d’élaboration ou de mise en œuvre.

Les PGSZH sont construits à échelle de bassin versant et outrepassent les limites administratives, à l'instar des EPAGE et Syndicat mixtes.

 

 
Sur le département du Jura :

• Sur le bassin versant de l’Ognon, porté par le SMAMBVO

 

• Sur la partie amont du bassin versant de la Loue, porté par l’EPAGE Haut Doubs-Haute Loue

 

• Sur le bassin versant du Suran, porté le SR3A

 

• Sur le bassin versant de la    Seille, mené par l'EPAGE Seille et affluents

 

• Sur le bassin versant de la Valserine, dont seulement 11% couvre le département du Jura. Ce PGSZH est porté par le PNR du Haut Jura. 

 

 

 

 

 

Des projets Trames Turquoises

 

Qu'est ce que la trame turquoise ?

 

La FDC 39 travaille depuis 2019 à l’étude, la préservation et la restauration des mares du territoire départemental, par le biais de projets « Trame turquoise ». Cette notion, issue de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (AERMC), regroupe les continuités écologiques (réservoirs et corridors) nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie d’espèces inféodées (au moins en partie) à des milieux humides ou aquatiques. En résumé, la trame turquoise regroupe la trame bleue et la partie de la trame verte avec laquelle elle est en forte interaction.

 

Au premier semestre 2023, 8 projets Trame turquoise sont menés ou ont été finalisés par la FDC 39 sur divers secteurs du département.

 

 
  • Neublans-Abergement / Petit Noir
  • Bassin versant Grozonne
  • Vers/Recanoz/Lombard
  • Vallon du Prélot
  • Vincent Froideville
  • Desnes/Commenailles
  • Arsure/Fraroz
  • Combe d’Ain 

 

Cinq d’entre eux concernent la restauration de la trame turquoise relative aux amphibiens, et se concentrent donc sur la restauration de mares mais également la plantation de haies.

Le projet Arsure/Fraroz concerne la restauration d’un site de la FDC 39 (marais) et l’étude de la trame turquoise alentours.

Le projet situé sur la Combe d’Ain, finalisé, visait à travailler en faveur de 4 espèces de Rhopalocères patrimoniales du département, en agissant sur de la réouverture et de l’entretien de prairies humides.

 

La durée de ces projets s’étale généralement sur 2 à 4 ans et se déroule en plusieurs étapes :

1.      Diagnostics et inventaires

2.      Restauration des milieux naturels et continuités écologiques (travaux)

3.      Suivis post-travaux

4.      Mobilisation et communication

5.      Sensibilisation et éducation à l’environnement

 

A ce jour, les projets Trame turquoise ont permis :

o   La création de 3 mares,

o   La restauration de 35 mares,

o   La plantation de 1,8 km de haies,

o   L’entretien de 6,3 ha de prairies humides,

o   La restauration de 12,4 ha de prairies humides,

o   L’installation de dispositifs anti-écrasement sur 3 secteurs,

o   L’acquisition de 11 ha de boisements humides pour les préserver de toute exploitation sylvicole.

 

Les projets encore en cours prévoient à l’horizon 2025 des interventions supplémentaires :

o   La création ou la restauration de 30 à 45 mares,

o   La plantation de 1 à 2 km de haies,

o   La restauration d’un marais de 6 ha,

o   La création d’un verger aménagé en faveur de la biodiversité.

 

 

 

La Morte d'Hotelans

 

Le projet de restauration de la morte d’Hotelans à Longwy sur le Doubs est mené par le Syndicat Mixte Doubs Loue. Il a pour objectifs la restauration de sa dynamique fluviale et la préservation des habitats humides.

 

Le site présente des enjeux en termes d’habitats et d’espèces patrimoniales et mais aussi d’espèces exotiques envahissantes. Pour atteindre les objectifs les connexions de la morte avec le Doubs vont être améliorées, notamment par le désenrochement de l’amont de la Morte. Cette opération devrait augmenter la fréquence de la mise en eau de la Morte. En complément, des vasques présentes au sein de la Morte vont être agrandies.

 


 

Ces travaux sont prévus pour l’été 2023.

 

 

 

Plus d'informations :

https://smdl.fr/

contact@smdl.fr

 

 

 

Restauration de 11 mares forestières sur la commune de Villevieux


A l'initiative de la commune de Villevieux en partenariat avec l'ONF et le CPIE Bresse du Jura qui porte le projet, des études ont été réalisées sur des mares situées dans le boisement humide du Bois de Larnaud.

Ainsi, 31 mares ont été caractérisées et diverses campagnes d'inventaires faunistiques (Odonates, Amphibiens, Malacofaune) et floristiques ont été réalisées par les différents partenaires et le CBNFC-ORI, faisant ressortir la présence d'espèces à enjeux qui n'étaient pas encore connues sur le secteur.

 

Ces données ont été croisées avec le Programme des coupes forestières de l'ONF afin de prioriser les mares à restaurer. Onze mares ont ainsi été retenues pour des travaux de restauration :

       - diversifictaion des profondeurs en fonction des amphibiens ciblés (grande profondeur pour le Triton crêté, réseaux de "gouilles" de 15-50 cm pour le Sonneur à ventre jaune),

       - amélioration de l'ensoleillement par la coupe d'arbres,

       - maintien de ceintures de la végétation aquatique.

 

Localisation des onze mares à restaurer

 

 

Exemple de restauration de mare

 

Avant restauration